L’automne est une saison magnifique, mais il amène aussi un phénomène bien connu : la chute de cheveux saisonnière. C’est un sujet de préoccupation pour beaucoup. On se demande si c’est normal et comment y faire face et surtout comment l’arrêter quand elle s’installe.
On observe cette chute saisonnière de manière aussi fréquente chez les hommes que chez les femmes. Ce n’est pas une maladie, mais un processus naturel qui peut être plus ou moins intense en fonction des sensibilités.
Pour comprendre ce phénomène, il faut d’abord connaître le cycle de vie du cheveu. Il se compose de trois phases. La première, c’est la phase anagène, de croissance. Elle dure plusieurs années. Ensuite, il y a la phase catagène, de transition. Elle est très courte, quelques semaines. Enfin, la phase télogène, dite de chute. Le cheveu qui tombe à ce stade est remplacé par un nouveau.
Il est important de comprendre qu’une période variant de 2 à 4 mois s’écoule entre la phase catagène (arrêt du processus de croissance) et la phase télogène.
Très globalement, 90 % de nos cheveux sont en phase de croissance, les 10 % restants sont en phase de repos ou de chute.
Pourquoi la chute de cheveux s’accélère en automne ?
Les raisons qui entraient des chutes saisonnières sont souvent multifactorielles.
Néanmoins, il existe un processus physiologique incontestable qui est la conséquence majeure des chutes saisonnières. L’été, le soleil nous régale de ses rayons surpuissants, rendant notre peau halée, mais il nous fait produire aussi à tous plus d’hormones androgènes.
Or, cette production massive d’androgènes entrainent également une accélération du cycle des cheveux qui passe très vite de la phase « je pousse » à celle de « j’arrête de pousser ». Les cheveux tombent donc entre 2 et 4 mois plus tard avec plus ou moins d’intensité selon la sensibilité aux androgènes. Cette perte doit durer entre trois à six semaines et ne pas dépasser pas les 120 à 150 cheveux par jour.
De plus, d’autres facteurs peuvent aggraver cette chute saisonnière. On pense par exemple à la fatigue et le stress de la rentrée, le changement d’alimentation, le manque de soleil, et les agressions extérieures, comme le vent ou la pollution. Tous ces éléments peuvent rendre les cheveux plus fragiles et accélérer le phénomène de la chute de cheveux.
Comment limiter la chute saisonnière ?
Vous pouvez agir pour limiter cette chute. Adopter une bonne routine est la première étape. Voici quelques conseils simples et efficaces.
D’abord, protégez vos cheveux des agressions extérieures. Le soleil, le vent et le froid les fragilisent. Utilisez un chapeau. Choisissez des produits capillaires doux et adaptés à votre type de cheveux. Évitez les shampoings agressifs et préférez les shampoings avec un PH légèrement acide autour de 5.5. C’est le PH de votre cuir chevelu !!!
Ensuite, veillez à votre alimentation. Mangez des aliments riches en nutriments. Les cheveux ont besoin de vitamines (A, B, C, D, E), de minéraux (zinc, fer) et de protéines. Incluez dans vos repas des légumes verts, des œufs, des poissons gras, des noix et des légumineuses. Ces aliments nourrissent vos cheveux de l’intérieur. Ils les rendent plus forts. Les compléments alimentaires peuvent aussi être utiles. Ils aident à combler les carences.
Le stress est aussi un facteur aggravant. Pratiquez une activité relaxante. Le yoga, la méditation ou la marche en pleine nature sont de bonnes options. Dormez suffisamment. Un sommeil de qualité aide le corps à se régénérer. Le cuir chevelu en profite aussi.
Enfin, massez votre cuir chevelu. Ce geste simple favorise la vascularisation, et la production de collagène ce qui stimule la croissance et renforce les follicules pileux.
Quand faut-il s’inquiéter de la chute de cheveux saisonnière ?
La chute de cheveux en automne est un processus normal mai si la chute est très importante ou si elle ne s’arrête pas, il est préférable de consulter un Capidermologue, spécialiste de la santé du cuir chevelu. En effet, une chute excessive peut cacher une autre cause plus chronique, comme un déséquilibre hormonal, une carence ou encore un dysfonctionnement immunitaire.
Ne laissez pas une chute de cheveux persistante vous inquiéter. Si vous avez un doute, agissez.





