Hormones et chute des cheveux

Les hormones peuvent jouer un rôle important dans la chute des cheveux. Plusieurs troubles hormonaux, en particulier chez les femmes, peuvent être la cause d’une alopécie.

QU’EST-CE QU’UN TROUBLE HORMONAL ?

Un trouble hormonal résulte d’un déséquilibre ou d’un dysfonctionnement du système endocrinien, qui produit et régule les hormones dans l’organisme. Les hormones jouent un rôle crucial dans de nombreuses fonctions corporelles. Par exemple : la croissance, le développement, le métabolisme, le sommeil et l’humeur.

Ces troubles peuvent affecter toutes les parties du corps et entraîner divers symptômes. Parmi ces symptômes figurent la fatigue, les changements d’humeur, les troubles menstruels, l’infertilité, la prise de poids, la perte de cheveux, et bien d’autres encore.

LES HORMONES FÉMININES

Les hormones jouent un rôle crucial dans la chute des cheveux chez la femme. Plusieurs phases de la vie peuvent perturber les hormones : puberté, grossesse, accouchement, allaitement, ménopause ou prise de contraceptifs hormonaux.

Par exemple, pendant la grossesse, les niveaux élevés d’œstrogènes prolongent la phase de croissance des cheveux. Ainsi cela peut donner l’impression d’avoir des cheveux plus épais. Cependant, après l’accouchement, la chute abrupte des niveaux d’œstrogènes peut déclencher une perte temporaire de cheveux. Aussi appelée « effluvium télogène post-partum ».

À la ménopause, la diminution des niveaux d’œstrogènes peut entraîner une chute de cheveux généralisée. De plus, la conversion de la testostérone en dihydrotestostérone (DHT) peut jouer un rôle dans la chute de cheveux chez certaines femmes, surtout celles prédisposées génétiquement à l’alopécie androgénétique.

Enfin, certaines affections médicales comme le syndrome des ovaires polykystiques peuvent affecter les niveaux hormonaux et contribuer à la perte de cheveux chez les femmes.

Ces troubles hormonaux naturels et prévisibles sont souvent temporaires et peuvent être traités avec des thérapies hormonales appropriées si nécessaire.

LES HORMONES THYROÏDIENNES

D’autres hormones peuvent également jouer un rôle dans la perte de cheveux, notamment les hormones thyroïdiennes. 

Une hypothyroïdie, où la glande thyroïde ne produit pas suffisamment d’hormones thyroïdiennes, peut entraîner une chute de cheveux, ainsi qu’une augmentation de la fragilité des cheveux et des ongles.

En revanche, une hyperthyroïdie, où la glande thyroïde produit trop d’hormones thyroïdiennes, peut également causer une chute de cheveux.

LORSQU’AU TROUBLE OU FACTEUR HORMONAL S’AJOUTE LE FACTEUR GÉNÉTIQUE : L’ALOPÉCIE ANDROGÉNÉTIQUE

Cette problématique est la forme la plus courante de perte de cheveux et est connue du grand public. Ce que l’on sait moins est qu’elle impacte les femmes comme les hommes. Elle cumule les deux principaux facteurs auxquels sont sensibles les cheveux situés sur le vertex, hormonal et génétique, d’où son appellation. 

Cependant, elle impactera moins fortement les femmes, mieux protégées par la production d’œstrogènes qui permettent de limiter ou diminuer les effets négatifs de la testostérone.

Les hommes et les femmes présentant cette problématique n’ont pas plus ou trop de testostérones circulant que les autres, mais ils se différencient par une activité plus forte d’une enzyme, la 5 Alpha-Réductase. Cette enzyme va provoquer la mutation des testostérones en Dihydrotestostérone (DHT). 

Cette DHT va provoquer une hypertrophie des glandes sébacées des puits folliculaires et accélérer les cycles d’évolution du cheveu.

Principale conséquence, les cheveux ne restent plus assez longtemps en vie pour atteindre leur stade de maturation, celui où ils atteignent leur épaisseur maximale tout en se colorant. 

On constatera une miniaturisation du cheveu, une perte de densité, le recul de la zone frontale, l’ouverture des golfs….

Son stade ultime, pour les hommes, est la calvitie. Seuls les cheveux présents sur la couronne hippocratique pourront y résister et se verront conservés. Pour les femmes, surtout s’il s’agît d’une forme précoce (de la puberté à l’âge de 20 ans), elle peut se traduire par une perte importante de densité, un élargissement de la raie centrale et un affinement très prononcé des cheveux qui seront aussi plus fragiles.

Le plus souvent elle est pensée comme irrévocable mais bien qu’on ne puisse pas éradiquer une alopécie androgénétique, on peut en ralentir considérablement l’évolution par des soins adaptés et une sensibilisation aux mauvaises habitudes à corriger.

LES SPÉCIALISTES DU CHEVEU EQUILIBRE

Votre Capidermologue Équilibre saura, après avoir effectué un diagnostic capillaire rigoureux, vous aider à vérifier si vous présentez cette problématique. Il prendra alors le temps de vous aider à en comprendre le mécanisme et comment, par des soins personnalisés adaptés, il sera visé comme objectifs de limiter l’impact de cette dernière sur votre capital capillaire et d’en corriger sensiblement les éventuels effets déjà existants.